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Antoine Poupel

Biographie

 

Né en 1956 au Havre

 

1982

Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique.

 

1984-1985

Pensionnaire à l’Académie de France à Rome

 

1987

Lauréat de la Bourse de Recherche et de Création Léonard de Vinci, pour le Mexique et le Brésil, par le Ministère des Affaires Étrangères.

 

1990

Formation aux Nouvelles Technologies de l’Image (C.N.A.P.)

 

1992

Bourse du fond d’incitation à la création  du Centre National des Arts Plastiques, pour le projet Portraits de Personnalités.

ANTOINE POUPEL / CRAZY HORSE

 

En 1990, Antoine Poupel, photographe, rencontre Alain Bernardin, fondateur du Crazy Horse Paris lors d’une soirée au Crazy.

Photographe-portraitiste, Antoine Poupel lui propose de réaliser son portrait. Séduit par la sensibilité et le style de l’artiste, Alain Bernardin lui ouvre les portes de son prestigieux cabaret et surtout du lieu sacré des coulisses où les danseuses se préparent.

Il est alors le seul homme à avoir accès à l’envers du décor.

 

Pour célébrer les 60 ans d’existence du Crazy, Antoine Poupel témoigne dans l’ouvrage Crazy Inside aux éditions Du Chêne, 2011 :

« Cela fait désormais plus de vingt ans que mon objectif capte les dessous de "ces apprêts de désir" et jamais je ne pénètre dans les loges des danseuses sans cette petite appréhension, cette légère fébrilité qui, au moment d’appuyer sur le déclencheur, me transporte dans un univers fait de confidences et d’épiderme.

Un univers qu’Alain Bernardin m’offrit de réveler par le médium photographique. ».

 

La série de photographies CRAZY HORS  invite le visiteur à un parcours photographique des coulisses vers la scène, de l’intimité des artistes vers l’effervescence du show.

 

La réussite de cet ensemble de photographies tient à une rencontre entre deux hommes et à la convergence du sens esthétique d’Alain Bernardin et de ses propres exigences stylistiques.

Antoine Poupel a su capter la magie des tableaux inventés par Bernardin, où la mise en scène et les jeux de lumières, valorisent, dématérialisent et soulignent d’une manière unique la plastique des corps.

 

 

ANTOINE POUPEL/ ZINGARO

 

Les photographies d'Antoine Poupel dévoilent l'immense complicité entre un homme et son cheval, mêlant folie et poésie, elles révèlent toute la beauté du théâtre équestre.

 

Antoine Poupel rencontre Bartabas en 1990 alors qu’il réalise une série de portraits de personnalités. Bartabas, directeur et fondateur de Zingaro, lui demande alors de réaliser un livre sur son spectacle et sur la vie quotidienne de la troupe. Antoine Poupel a depuis souvent accompagné Bartabas dans ses tournées à l’étranger, cette collaboration de plus de vingt ans a donné lieu à neuf ouvrages monographiques ou collectifs et plusieurs expositions présentées dans le monde entier. Antoine Poupel a également été le photographe de plateau du film Chamane, tourné par Bartabas pendant deux mois en Sibérie.

Les photographies d’Antoine Poupel dévoilent l’immense complicité entre un homme et son cheval, mêlant folie et poésie, elles révèlent toute la beauté du théâtre équestre.

« L’expression équestre, déclinée comme une forme artistique à part entière, se situe aux côtés des arts vivants que sont le théâtre, la danse et la musique. Mais la démarche originale et novatrice entreprise par le théâtre équestre Zingaro, voilà maintenant presque un quart de siècle, l’a d’emblée positionné sans famille artistique. Il est donc toujours émouvant pour moi de découvrir des  "compagnons d’art" que notre travail inspire : ici, c’est le regard d’Antoine Poupel qui est une source d’enrichissement.

D’autant plus quand notre collaboration se prolonge par une amitié qui s’est forgée patiemment avec le temps, nourrie par quantité d’expériences vécues en commun à travers le monde; d’Aubervilliers à New York, de Moscou à Tokyo, partout où s’est produit le théâtre Zingaro, jusqu’au fin fond de la Sibérie où Antoine n’a pas hésité à me rejoindre comme photographe de plateau (plateau à ciel ouvert à -30°C lors du tournage de Chamane).

Antoine Poupel, finalement me connaît bien et ce n’est pas un inconvénient; il ne connaît rien aux chevaux et c’est un gros avantage; en effet il n’est pas tenté de faire des photos "hippologiquement correctes", et cela lui a permis de prendre avec son sujet la distance nécessaire pour s’exprimer pleinement. Chaque photo et montage qu’il nous présente est une réinterprétation des œuvres de Zingaro qu’il a découvertes année après année.

Il n’est sans doute pas nécessaire de répéter ce qu’on aura compris en lisant entre les lignes qui précèdent, mais je le dirai pourtant : pour Antoine Poupel, dont j’apprécie les vertus artistiques et les qualités humaines, j’ai la plus grande et la plus sincère affection, fraternelle. » Bartabas, 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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