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Christian Berthelot

CESAR - Premières secondes sur Terre

 

En 2012, grâce à sa rencontre avec le Dr. Jean-François Morienval, obstétricien à l'Hôpital Privé des Côtes d'Armor (Bretagne), Christian Berthelot découvre le monde du bloc opératoire et de l'accouchement. Suivra alors la série «CESAR - Premières secondes sur Terre», des portraits d'enfants, tous nés par césarienne, tous survivants.

 

«La série César restera comme l’un des chocs de l’édition 2015 de Circulation(s), le festival de la jeune photographie européenne. Nous avons eu un immense coup de cœur pour ces nouveau-nés saisis à leurs premiers instants de vie, au seuil de leur humanité. Tout de suite après la violence, la crudité, voire la peur ou la répulsion que l’on peut éprouver de prime abord, domine rapidement le sentiment de grâce qui émane de ces petites victoires de la vie: tous ces bébés sont nés par césarienne sous la lumière brutale d’un bloc opératoire. Comment un travail documentaire est susceptible de déboucher sur une démarche artistique originale, c’est aussi ce que nous raconte Christian Berthelot, photographe de spectacle et auteur de cette exceptionnelle série.

 

La série César est née de la rencontre d’un jeune père dont le premier enfant est né par césarienne, et du médecin accoucheur qui a réalisé l’intervention : d’un côté Christian Berthelot, photographe de spectacle (théâtre et danse), de l’autre Jean-François Morienval, obstétricien au centre hospitalier privé de Saint-Brieuc, où ont été réalisées les photos. De leur dialogue est née l’idée d’une série documentaire sur le quotidien d’un service de maternité. Un travail qui a donné naissance au projet artistique CESAR.»

 

Françoise Bensaid / Réponses Photo.

 

 

 

OCULUS

 

«Après la série CESAR, quoi de plus évident pour moi que de photographier le sexe. Des hommes et des femmes qui le font, avec envie et sans gêne.

Sans présence intrusive, les hommes et les femmes étaient libres. Seul un œil – OCULUS en latin - au-dessus de la scène, immortalise les actions, les mélanges et les émois.

 

Toutes ses images sont le fruit du hasard. Dès que le dispositif semi-automatique est lancé, le déclenchement de l’appareil photo se fait toutes les 16 secondes et aussi longtemps que le souhaite les baiseurs et les baiseuses.

Je voulais être surpris, ne rien devoir m’imposer, laisser libre le hasard de me proposer ses choix, les miens étant définitifs à la fin.»

 

Propos de Christian Berthelot au sujet de sa série Oculus.

 

 

REQUIEM - Le poids des corps

 

«Des corps nus allongés sur une plaque en verre transparente, pour parler de l’abandon, du dernier repos, de la mort.

Le poids du corps c’est ce qui reste après la mort. Sous son propre poids, le corps se déforme, il se plie à la seule volonté de la gravité. Je voulais voir cet esthétisme si particulier qu’est l’écrasement. Je cherche le corps de l’autre, celui qui s’apaise et qui se laisse aller à la raideur et au froid du verre. Je cherche du corps, sa limite physique entre beauté et monstruosité.

Il n’est pas si aisé pour le vivant de contrefaire la mort. Note de dernière minute. Ma grand-mère est décédée le lundi 2 octobre 2017 à 3h23, avec la peur de mourir jusqu’au dernier moment.

Pourtant elle n’a pas manqué de courage pour vivre jusqu’à l’aube de ses 98 ans. J’ai également peur de mourir, mais à quoi bon, la mort n’est elle pas la même pour tous ?»

 

Propos de Christian Berthelot au sujet de sa série Requiem

 

 

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